juin 16 2009

Biopiraterie et société civile

Hier, à l’assemblée nationale, s’est tenu un colloque sur la biopiraterie, à l’initiative du collectif biopiraterie.

Devant un parterre de militants, plusieurs représentants d’associations luttant contre l’appropriation du vivant par les multinationales se sont exprimés.
Parmi eux, on trouve Vandana Shiva, figure charismatique, qui a lutté 10 ans de sa vie pour que les brevets sur le Neem soient annulés.

Voici les principales idées qui ont été abordées lors de cette réunion :

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mai 7 2009

Capitalisme : visions quantitatives et qualitatives

Dans ce billet, je présente deux approches différentes de la situation actuelle du capitalisme. Celle de Let’s make money de Erwin Wagenhofer qui laisse présager que le capitalisme sauvage nous conduit tout droit au bain de sang et celle de Alex Tabarrok qui nous dit que le PIB est prêt a repartir sur des taux de croissance peut être même plus élevés que ceux des 50 dernières années.

Il me semble intéressant de noter que si les idées qui mènent à ces conclusions sont divergentes, les narrations des deux exposés sont fondamentalement différentes. Let’s make money opère à travers une approche purement qualitative du capitalisme, peu de chiffres, une série de reportages et d’interviews de personnalités très variées réunies par un même intérêt pour l’économie. Alex Tabarrok nous présente une pensée systémique qui se développe sur le slogan : “an idea, one world, one market“.

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avr 23 2009

La peur et son usage – ou comment rendre l’exclusion acceptable socialement

La manière dont on traite les déviants en dit long sur une société . En matière de pauvreté, deux positions extrêmes sont assez facilement identifiables :

  • Le travail donne à chacun la possibilité de s’élever dans la société. Dans cette conception l’individu prime sur le groupe, le libre arbitre sur le destin. La pauvreté sanctionne alors ceux qui n’ont pas su s’élever (ou se relever).
  • La tradition maintient une partie de la société dans la pauvreté (les intouchables en Inde par exemple). Les membres des strates inférieures remplissent des tâches nécessaires mais dégradantes. Dans cette conception, le groupe prime sur l’individu et le destin sur le libre arbitre.

En France, nous sommes clairement dans le premier cas. Les mécanismes de sélection sociale qui ont cours dans notre pays sont ceux d’un modèle libéral : caractère obligatoire et concurrentiel de l’école (« que le meilleur gagne ! »), liberté importante sur le marché du travail ; le tout est mâtiné d’une bonne dose d’assistance via un ensemble de dispositifs sociaux d’Etat, permettant d’atténuer les effets un peu rude de ladite sélection.

Dans un tel système, le pauvre incarne le « perdant » auquel personne ne veut ressembler, et l’exclusion sociale est partie prenante d’un programme d’infantilisation basé sur la peur. Continue reading